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Crustafrais : un pari gagnant

Tous les lundis, un chef d’entreprise évoque l’actualité de sa société. Aujourd’hui : Crustafrais.

« J'ai vécu mon enfance dans la Tour aux Crabes à Dieppe. Forcément, je ne pouvais avoir qu'un lien avec la crevette », lance Gilles Lorin, âgé de 49 ans, le directeur de la société Crustafrais, installée rue Louis-Blériot sur la zone Eurochannel de Martin-Eglise. Membre de l'association des chefs d'entreprise de la zone d'activités Eurochannel, il a profité d’un petit-déjeuner pour présenter les projets de sa société, spécialisée dans la cuisson des crevettes roses importées du monde entier (Amérique du Sud, Madagascar). « Nous nous diversifions aussi dans la cuisson et le conditionnement de tous les crustacés : langoustines, bulots et coquilles Saint-Jacques. La saison va d'ailleurs reprendre et nous souhaitons travailler avec le port de Dieppe et les pêcheurs locaux. »

Les recettes testées par le public

L'entrepreneur, qui a travaillé 25 ans chez Nestlé, s'est lancé en 2009 avec l’aide de ses amis. « Après six mois d'activités, j'ai subi un énorme coup dur avec un impayé de 180 000 €. Depuis, les banques ne m'apportent pas beaucoup de crédit. Mais j'ai fait face et j'ai obtenu différentes aides de la Région et des institutions locales. Je m'en suis sorti. »
Le chiffre d’affaires annuel de Crustafrais est de 8 M€, soit 25 % d'augmentation. L'entreprise emploie maintenant vingt-cinq salariés. Chaque année, 1 200 tonnes de produits de la mer sont cuits et congelés sur le site. « C'est 800 tonnes de crevettes. J'ai parfois des commandes particulières. Récemment, nous avons cuit cinq tonnes de homard. Nous rayonnons sur le territoire national, mais aussi dans les pays européens : Belgique, Suisse, Allemagne. »
Le patron fourmille d'idées : « Maintenant, je vais investir dans un fumoir pour le saumon et d'autres poissons. » Mais il laisse libre cours à ses collaborateurs qui n'hésitent pas à mettre au point de nouvelles recettes à base de crustacés ou de produits de la mer. « En 2012, une boutique a été ouverte dans l'usine. Les nouvelles recettes concoctées par mes collaborateurs sont vendues. Elles sont testées par nos clients. Nous corrigeons les défauts en fonction de leurs remarques. »
Gilles Lorin s'est penché sur la logistique et veut rentabiliser les déplacements de ses camions. « Pour exemple, nous livrons sur Amiens des crustacés. Il ne faut pas revenir à vide, mais avec des produits frais pour les sociétés dieppoises. À ce jour, nous livrons une soixantaine de magasins. »


Source : Paris Normandie - L. P. - 16/09/2013