Désignation
Dénomination : cimetière
Compléments de localisation
Numéro INSEE de la commune : 76413 Aire : Dieppe-Maritime Milieu d'implantation : en village
Historique
Commentaire historique : Le cimetière est situé autour de l'église de Martigny. Il est probable qu'il soit contemporain de cet édifice, dont les parties anciennes remontent au 11e siècle. L'élément le plus ancien est la stèle en pierre de Mme LEBLANC, décédée en 1810. Datation(s) principale(s) : 19e siècle ; 20e siècle
Description
Commentaire descriptif : Le cimetière est entouré d'un mur en brique et silex. Il présente trois tombes de soldats du Commonwealth, décédés sur le territoire de la commune en 1941 : un Anglais et deux Ecossais.
Deux dalles sont scellées contre le mur de l'église. Il s'agit à gauche de celle de Louis Alexandre D'Etrepagny, militaire de Saint-Louis décédé en 1832, et à droite de son épouse Marie Emilie Rose Honorine née Decaduscel à Aumale en 1774 et décédée à Dieppe en 1855. Le cimetière comporte une colonne brisée, symbole de la vie tronquée en pleine jeunesse, sur la sépulture de trois enfants de la famille Dupuis morts en 1916 pour les deux premiers et en 1918 pour le troisième. Contre le mur de l'église est adossée une stèle en pierre tendre très abîmée par l'humidité ; on déchiffre péniblement "Ici repose le corps de Madame LEBLANC Née Fce Victoire BARATTE D'AUMALE décédée à Martigny le 31 juillet 1810 dans sa 74e année. De Profundis." A l'entrée de l'église gisent sept pierres tombales, dont les épitaphes sont pratiquement toutes effacées. Celles de droite seraient à priori, d'après les traces d'inscriptions, celles d'Amand Théodore HENNEVEU (1806 - 1870), de Charles LECOLPEIR ? (décédé en 1890) et de Louis Guillaume BUTONT (décédé en 1898). Le cimetière de Martigny présente aussi plusieurs tombes sarcophage monumentales et des croix en fonte et fer forgé. Inscription(s) portée(s) sur l'édifice : Epitaphes. Etat de conservation : inégal suivant les parties
Intérêt de l'oeuvre
Observations : Autrefois, les cimetières se trouvaient toujours autour des églises. A la fin du 18e siècle, l'idéologie des Lumières trouve dans les cimetières un espace privilégié pour imposer ses considérations hygiénistes : les cimetières, trop exigus, favorisent les épidémies, leur présence en ville est un facteur d'insalubrité. Une déclaration royale recommande d'éloigner les cimetières paroissiaux des lieux d'habitation. Le décret organique du 23 prairial en XII (12 juin 1804) va réorganiser les cimetières : il interdit toute inhumation dans les édifices cultuels, fixe l'emplacement des cimetières hors de l'enceinte de l'agglomération, impose le creusement de fosse individuelle (en réaction contre les fosses communes) et met en place le système des concessions. Ce décret n'a pas toujours été appliqué dans les petites communes, qui ont ainsi conservé leurs cimetières autour de leurs églises. Oeuvre étudiée
Situation juridique
Statut de la propriété : propriété publique
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| Vue générale de l'église et du mur du cimetière |
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